Séjour d'étude en Norvège - oct 2012

Le mot de la fin : deuxième équipe d'accompagnatrices


fin_10

Pas facile de résumer en quelques phrases l'expérience de ce séjour en Norvège ! J'ai à l'esprit une foule d'images colorées, drôles ou étonnantes, qui ne s'effaceront pas de sitôt ...

La mer de nuages semblables à des icebergs fondus à travers la vitre de l'avion. Le sandwich homérique et savoureux à Stavanger lorsque la première équipe nous a accueillies. La valise toute neuve offerte à Gwen en réparation des dégâts subis par l'ancienne durant le trajet. Les rangs d'oignons de maquereaux que les élèves avaient pêchés pour notre dîner d'accueil et qu'ils ont grillés au barbecue

fin_01

La lumière dorée du soleil sur les feuillages d'automne sur l'île en face, qui nous a précipitées Gwen et moi sur nos appareils photo

fin_02

Les sandwiches au salami, à la pâte de poisson ou au fromage arrosés de café qui étaient notre déjeûner à tous. Les sourires chaleureux de nos collègues norvégiens dans les bureaux et la cafétéria bien chauffés de l'école. Le minibus bleu qui cahote vaillamment sur les routes pentues et dans les profonds tunnels qui relient les îles.

Gwen rentrant ravie et excitée d'une journée d'intégration sportive avec les enseignants norvégiens, ayant lancé la hache à deux lames (si, si !)

fin_03

Corentin C et Jérémy, en plein concours de fabrication de mayonnaise, et la sauce mémorable de Quentin

fin_04

La sea base luxueuse où Laetitia s'est prélassée dans les fauteuils en cuir entre deux séjours sur Facebook.

Marion et Bente-linn, sa correspondante, chantant à tue-tête avec la radio dans le minibus conduit par Gwen et qui nous emmenait à la station de recherche Skretting de Lerang.

fin_05

Les garçons en scaphandre orange au musée du pétrole, jouant les extra-terrestres, et saluant de la main avant d'embarquer dans le véhicule de survie en forme de soucoupe volante.

fin_06

Et, bien sûr, des étendues d'eau calmes ou agitées séparant des montagnes aux sommets neigeux, le ballet des ferrys aussi ordinaires que les bus chez nous, les maisons lambrissées de bois coloré, les anoraks et les bottes fourrées des habitants... La vérité qui rejoint et renforce l'imaginaire.

fin_07

fin_08

Last but not least, une équipe d'élèves très sympas et serviables qui ont joué le jeu avec bonne humeur entre lever à 5h du matin et veillée devant le poêle à bois.

fin_09

Des Norvégiens qui ont accepté notre anglais vacillant avec indulgence, se sont mis en quatre pour faciliter notre séjour et nous ont tous reçus le dernier soir avec un délicieux dîner de gala. Pour nous deux,

Anne.

 

Mercredi 31 octobre


Je me suis levé comme chaque matin à 5h pour partir de la maison à 6h et prendre mon ferry à 6h15. Je suis d'abord descendu prendre ma douche, j'avais presque fini quand j'ai entendu une espèce de réveil matin sonner dans toute la maison. Je demande ce qui ce passe, et on me dit qu'il s'agit de l'alarme incendie et que les portes de la maison sont restés ouvertes toute la nuit. Je remonte avec quelques minutes de retard et, pour ne pas rater mon ferry, je ne prends pas de café. Heureusement, une fois dans le ferry avec Corentin, on est très bien accueillis et on nous sert un café norvégien, c'est-à-dire brûlant et sans sucre. Arrivé à 7h30 au port de Nesvik après la demi heure d'escale obligatoire à mi parcours pour nettoyer le bateau, j'ai encore dû attendre jusqu'à 8h 10 qu'on vienne me chercher. Dans le bateau, j'ai fait la connaissance d'un nouveau stagiaire venu faire un stage de découverte dans mon entreprise. Avant de commencer le boulot, un autre café norvégien et on est partis « faire les morts ». C'est le Norvégien qui m'accompagnait qui se chargeait de monter le grand filet pour récupérer les poissons morts au fond de la cage, et je devais compter les trois espèces différentes : les saumons, les vielles et les lompes. Les entreprises norvégiennes mettent des vielles et des lompes dans leurs cages pour lutter contre le pou du saumon. J'ai donc compté les morts dans les deux premières cages, puis Sondre m'a dit de laisser faire le stagiaire. En attendant, j'ai pu prendre des photos.

mercredi_31_01

Sur la photos, Sondre explique au stagiaire comment faire les morts.

On a fini vers 10h30, j'ai pu donc continuer ce que je fais depuis maintenant 4 jours, un travail assez simple mais très répétitif : capturer puis tuer les saumons trop petits dans chaque cage.

Ce que je dois faire en image :

mercredi_31_02mercredi_31_03

Repérer les petits poissons qui nagent près de la surface.

mercredi_31_04mercredi_31_05

Les tuer de la façon la plus rapide possible. Les compter. Il y en à environ 60 par cage, mais on ne peut en capturer qu'une trentaine par jour.

Les norvégiens mangent à 11h, et on reprend le travail vers midi. Pendant ce temps, j'ai pu regarder un épisode des Simpson en anglais sous titré en norvégien. Ce fut fort instructif...

Quand le travail a repris, j'ai continué à prendre les queue de lots dans les cages, et ce jusqu'à 15h30. On m'a ramené jusqu'au port de Nesvik, où j'ai dû attendre jusqu'à 17h que le ferry vienne me chercher, comme tous les jours. Quand je suis arrivé à Finnøy, Baptiste et Laëticia m'attendaient en pêchant. Après avoir fini la partie de pêche, on est rentrés à la maison pour préparer nos valises. On nous a aussi demandé d'aller ramasser les casiers de pêche, on y est donc allés tout les trois. C'est alors qu'on a eu la surprise de voir qu'un chat y était enfermé! Sans doute attiré par l'odeur du poisson, un beau chat noir était resté coincé au fond du casier. Après l'avoir aidé à sortir, on est revenus pour prendre le repas du soir avec les autres. Pas le temps de jouer aux cartes, demain, c'est notre dernière journée de stage, bonne nuit!

Guillaume L.

 

Mardi 30 octobre


Je me suis levée vers 7h. J'ai pris mon ferry à 8h direction Talje, une île qui se situe à dix minutes de Judaberg. Henriette et Camilla qui travaillent sur une des plateformes de Bremnes Seashore sont venues me chercher sur le quai, puis une longue attente a eu lieu sur la plateforme. La pause café dure 2h, voir 2h30. Ensuite, nous nous sommes mises au travail. On a commencé par mesurer le nombre de poux sur les saumons dans 4 dans 8 cages de la plateforme : il faut les attraper, les mettre dans du produit pour les endormir et compter le nombre de poux sur les saumons.

mardi_30_01

A près avoir fait les 4 cages, nous avons ramassé les morts sur la totalité des 8 cages.

mardi_30_02

Et après, nous sommes rentrées manger. L'après-midi, il n'y avait rien à faire. Des personnes qui travaillent sur une autre plateforme, un peu plus loin, Anna et Christian, sont venus me chercher en bateau, pour me déposer à Judaberg vers 16 heures. Je suis rentrée à la maison et Baptiste et moi nous sommes allés chercher Guillaume. Puis est venue l'heure du repas. Je vous laisse, je vais jouer aux cartes...

Laëticia

 

Lundi 29 octobre


Nous entamons notre dernière semaine en Norvège, et oui, c'est passé vite ...
Qui dit lundi, dit stage : tout le monde est parti sauf moi qui me suis retrouvée coincée au gîte à cause d'un soucis de santé. Résultat, j'ai passé ma matinée à regarder des films et à boire, de l'eau bien sûr, en compagnie de Madame Nedellec.

lundi_29_01

Vers 12H15, Baptiste nous a rejointes, et nous annonce qu'il est malade lui aussi. La semaine commence bien...
Environ 1h après, c'est Gaëtan qui est rentré, on lui a demandé s'il allait bien, il nous a dit que oui, qu'il rentrait car il avait fini sa journée.
Les autres sont rentrés aussi, aucun n'était malade. Donc cette fois-ci, la phrase « jamais deux sans trois » n'a pas fonctionné !

Mon après-midi se résume par un film une fois de plus, puis un tour au lycée pour envoyer un mail à mes parents, une photo de paysage et le récit de la journée de Madame Lucas.

lundi_29_02

Voilà, je n'ai pas grand chose à dire, donc Madame Lucas va continuer.

 

lundi_29_03

Et oui! Ce matin proposition de partir avec l'équipe des enseignants. Benoitement, je pensais, visite d'élèves, de fermes, tour en bateau, peut-être même mettre un pied sur les cages en mer. Je pars donc en voiture avec deux collègues norvégiennes pour une grosse heure de route, et m'enquière de la destination. J'ai cru ne pas avoir bien compris la réponse qui était « on ne sait pas ». Et pour cause! Arrivée dans un lieu que je croyais être une école et en réalité une fabrique des fameux pulls norvégiens, et demi tour vers une cabane en bois avec braséro et deux norvégiens plus vrais que nature. Un café, bien sûr ! Et, un démarrage pour ... Et bien, pour une journée de « stage à la norvégienne » avec pour objectif de souder les équipes !

Le clou de la journée pour moi, ayant été le lancer de hache type vikking à 6m de distance dans des cibles de 1,5m de diamètre! Quand j'ai vu la séance se mettre en place, j'ai presque cru à une blague. Pas du tout, Messieurs, lancer de la hache à 12m, même de dos, et en plein dans le mille, s'il vous plait! Mesdames, une hache, un peu plus légère, féminine va t'on dire et à 6m. Désolée, si sur d'autres épreuves d'adresse, d'équilibre, ou d'entraide, j'ai eu le droit à des vigoureuses effusions attestant du contentement de mon équipe et même à un « vive la France collectif », là, j'ai regretté l'absence de collègue masculin. J'ai failli, et bien que je n'ai pas abandonné comme çà, ma hache, au mieux, n'est que tombée au pied de cette fameuse cible.Donc, moralité, nous avons là un défi de taille à relever! Entrainement hebdomadaire, voire journalier, de lancer de hache pour les futures équipes d'accompagnateurs peut être ?

Ah, bien sûr, pour pimenter le tout, la quasi totalité des consignes était en norvégien ...
Voilà, une journée étonnante, réellement efficace pour se connaître et s'apprécier, et vraiment pleine de rires, d'entraide et de bonne humeur.
Nouvelles de nos deux malades, ce soir après des pop corn, un curry de poisson et un crumble pommes fruits rouges, ils se sont couchés en forme et toujours sans fièvre, ni pour l'un, ni pour l'autre.

Gwenael Lucas

 
  • «
  •  Début 
  •  Précédent 
  •  1 
  •  2 
  •  3 
  •  4 
  •  5 
  •  Suivant 
  •  Fin 
  • »


Page 1 sur 5

Accès EducHorus

logo